Les rues de Manille, telles qu'elles apparaissent dans Blanka ne sont pas grouillantes comme dans les films de Brillante Mendoza. Certes, le danger existe, notamment quand on est une enfant des rues mais le ton du premier film du japonais Kohki Kansei n'est pas au misérabilisme et se présente comme un mélange de documentaire tendre et de fiction minimale. L'amitié entre une orpheline débrouillarde et un vieil aveugle guitariste en constitue la vertèbre principale et peu importe les péripéties qui les entourent. Plus doux que dur, Blanka s'adresse plus particulièrement à un public jeune sous la forme d'un conte qui ne cherche heureusement pas à moraliser. Son casting composé d'amateurs en limite toutefois la portée.