Saphirblau fait évoluer son héroïne confrontée, après la découverte de ses pouvoirs magiques, au trouble suscité par des émotions et sentiments nouveaux, de deux natures essentiellement : la confiance à l’égard des membres de la confrérie dont les actions et les valeurs demeurent opaques et donc inquiétantes, l’amour qu’elle porte à Gideon et qui s’estompe lorsqu’elle éprouve, au fil de ses voyages dans le temps, le contact avec d’autres hommes, figures de sagesse (le grand-père, par exemple) ou de passion vécue à un autre âge. En cela, la saga allemande s’inspire d’une autre saga, britannique cette fois, Harry Potter, et de sa construction narrative mimétique de l’adolescence du protagoniste. On s’amusera de l’amitié entre Gwendolyn et une gargouille médiévale, variation autour de l’elfe de maison Dobby, tout en déplorant les maladresses d’une réalisation visiblement menée à la va-vite – cadrages approximatifs, mouvements de caméra grossiers…