Dans la montagne de bouses produites à la chaîne par la firme The Asylum, ce « Blind Waters » est loin d’être le pire, regardable à défaut d’être renversant. Il faut dire que depuis Spielberg, on n’attend plus grand-chose de ce genre. Un jeune couple en vacances dans une île des Caraïbes décide de faire une journée de plongée pour explorer les fonds marins. C’était sans compter l’arrivée d’un grand requin blanc mais aussi d’un tueur psychopathe en perdition. Toute la 1ère demi-heure avec présentation des personnages dans un cadre paradisiaque n’a pas grand intérêt, avec un côté « Feux de l’Amour » gnangnan, car Monsieur a décidé de faire sa demande en mariage à Madame sous l’eau. Comme c’est trop romantique, waouh, pour un peu, on pleurerait (et attendez de savoir comment Monsieur finit 😈). Spoiler : préparez vos mouchoirs😉. Par contre, quand le couple se retrouve en difficulté face à un squale hyper collant et vorace, là ça devient plus intéressant et (un peu) plus palpitant.
Bonne idée du scénario, par ailleurs, sans originalité : notre couple est blessé, elle devient aveugle à la suite d’une chute et ne voit plus que de vagues silhouettes floues et lui a été mordu à la jambe par le requin et ne peut donc plus nager. Voilà qui ne va pas les aider quand ils vont être confrontés au requin ET à un tueur psychopathe qui avait tué le capitaine d’un navire qu’il avait volé…La cécité (pas tout à fait totale) de la jeune femme m’a rappelé le très bon « Wait until dark » de Terence Young en 1967 où Audrey Hepburn, aveugle, doit affronter un criminel sans le voir. Ça nous donne quelques moments pas trop mauvais : elle est sur l’île reliée à lui, allongé sur la coque du navire renversé, par une corde qu’elle doit tirer en n’y voyant pas grand-chose. Et c’est là que notre tueur se montre derrière elle…Les effets spéciaux ne sont pas terribles mais la plupart du temps, ils passent à peu près. Même si l’ensemble est un peu long, c’est un film acceptable, surtout si on fait la moyenne de ce que sort The Asylum.