Une veuve tyrannique et misanthrope vit retirée au milieu de la mer, sur un rocher dont elle a fait une résidence hargneusement défendue contre les importuns. Quelle vie a-t-elle fuie?
Le film de Joseph Losey ne le dit que par bribes, au moment où, dérangée par un mystérieux étranger, Flora s'explique avec lui et, même, se mesure à lui. Ce Chris Flanders ne serait-il pas l'incarnation de cette mort contre laquelle Flora jette ses dernières forces?
Ce ne sont plus alors que des joutes verbales déroutantes, métaphoriques ou allégoriques, c'est comme on veut, sorte de danse macabre dont le sens, la dramaturgie et le caractère théâtral m'ont échappé et m'ont détourné du match Elizabeth Taylor-Richard Burton. Le dialogue qui se noue entre les deux personnages, enfermés dans un huis-clos de plus en plus bavard, relève quasiment de l'ésotérisme.
Les décors et accessoires participent de l'étrangeté du sujet de Tennessee Williams, dont Losey dit lui-même ne pas bien savoir de quoi il retourne, et les personnages demeurent tout au long du film des figures abstraites et artificielles.