Si nous avons déjà été habitués à mieux de la part de son réalisateur, "Boulevard de la mort" n'est pas dénué d'intérêt, loin s'en faut. Cette "parodie-hommage" aux nanars fauchés des années 60 est doté d'un certain charme, que ce soit à travers ses personnages totalement inintéressants et son présumé scénario, n'existant en réalité que pour mettre en valeur des belles pépées et leurs jambes de rêve. Hélas, Quentin Tarantino a un peu tendance à pécher dans ce qui l'a fait roi : les dialogues. Certes, ces derniers sont parfois très drôles, mais ils sont souvent très (trop) longs (certes, c'est fait exprès, mais là, c'est vraiment, vraiment trop), si bien qu'on a parfois tendance à décrocher tant ils sont omniprésents et parfois lassants. Heureusement, l'ensemble est ponctué de quelques scènes d'anthologies, notamment celle de "lapdance" et surtout la poursuite finale, jouissive au possible. Bref, à défaut de totalement emballer, le film s'assume totalement et dégage tout de même certains atouts non négligeables : plutôt mineur pour "Qwantine", mais pas mal.