Boulevard de la mort par Mariondg
Ce que j'aime chez Tarantino, c'est sa façon d'expliquer que les règles ne s'appliquent pas à lui.
Après avoir pris le bouqin "le scénario de film pour les nuls" qui explique qu'il faut trois parties dans un film et un Climax à la fin (constitué d'une zone "vide" faite de dialogues par exemple et qui frustre le spectateur, et d'une zone intense de fin de film, mise en valeur par la zone vide) Tarantino se dit : moi je vais mettre deux parties et deux gros climax et je vous promets que ça va très bien le faire.
Challenge accepted ! Première partie du film, premières actrices, premiers meutres. Je vous pose la question : qui ne s'est pas fait fait chier pendant cette partie ? Ok les dialogues sont plein de jeux de mots (en angalis en tout cas) et c'est bien filmé. Mais on s'ennuie à mourir. C'est notre première zone vide de deux kilomètres de long. A la fin, on a beau s'être ennuyés, on a peur pour les jeunes filles.
Deuxième partie : on est toujours traumatisé par la première partie et on sait que le tueur va recommencer dès les premières minutes. Suit notre deuxième climax avec sa zone de vide affreuse (c'est chiant mais je me sens moins bien en la voyant quand même). Au passage je rends hommage aux plans choisis pour la course de voiture. Le début fait mario-kart (on présente le parcours ensuite on démarre).
Et puis vient la fin. Le climax a marché, je tremble, j'ai envie de voir l'homme mourir et en sortant du cinéma je sens que je pourrais tuer quelqu'un s'il m'emmerde de trop.
Au fond les films de Tarentino ne sont pas subtils. On en voit les ficelles, on se sent supérieurs quand on saisit les références, et malgré tout on se fait avoir et on en redemande. Voir du Tarantino c'est un peu être masochiste.