7
le 26 oct. 2022
SuivreL'Origine du mâle
Le macrocosme de Bowling Saturne éclot dans la violence par l’annonce abrupte d’une mort révélée par un conducteur interpellant un passant. Le défunt est Armand, père des deux hommes et gérant d’un...
Quand Patricia Mazuy est venue présenter Bowling Saturne, lors de sa première française, elle a été très claire et a prévenu son auditoire : son film est très noir, une véritable tragédie pour laquelle elle n'a pas hésité à pousser les curseurs au maximum. Ce n'est certainement pas la première scène (très) violente, qui intervient au bout d'une quinzaine de minutes, qui nous fera prétendre le contraire car les limites du supportable sont bel et bien atteintes. Évidemment, on s'attend ensuite à pire encore, mais la réalisatrice est trop futée pour nous "offrir" ce qui est prévisible. La construction de son intrigue, qui se dédouble, est intelligente, mais elle se base sur trop de hasards et de coïncidences pour que l'on y adhère totalement. Quel est l'objectif de Bowling Saturne, d'ailleurs ? Montrer la part animale qui est en chacun de nous ? Ou nous amener à nous interroger, de manière psychanalytique, sur ce qui réunit et oppose deux frères, l'un représentant l'ordre et l'autre le chaos, à moins que cela soit deux facettes humaines, celles du bien et du mal et aussi l'héritage d'un père ? Quoi qu'il en soit, ce film méchant est tout sauf bête et bénéficie du fait que ses acteurs principaux ne soient pas des "têtes" trop connues (Arieh Worthalter, intense, et Achille Reggiani, terrifiant), ce qui renforce notre "adhésion" à leur psychologie. Un film à ne pas mettre sous tous les yeux, avec l'impression de voir un chien dans un jeu de quilles mais avec aussi quelques lacunes narratives, et finalement moins horrible (tout est relatif) que ce à quoi l'on s'attendait.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Au fil(m) de 2022
Créée
le 7 oct. 2022
Critique lue 960 fois
7
le 26 oct. 2022
SuivreLe macrocosme de Bowling Saturne éclot dans la violence par l’annonce abrupte d’une mort révélée par un conducteur interpellant un passant. Le défunt est Armand, père des deux hommes et gérant d’un...
7
le 30 oct. 2022
SuivreOn attend toujours de grandes choses de Patricia Mazuy, l'une des vraies autrices d'un cinéma français qui connaît une indiscutable pénurie d'artistes majeurs depuis quelques années. Et on sort...
3
le 12 nov. 2022
SuivreTout le film est axé autour d'une scène malaisante, brutale, qui montre frontalement une violence masculine insupportable malheureusement bien trop réelle. Le problème du film, contrairement à ce que...
6
le 28 mai 2023
SuivreDepuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
8
le 25 août 2021
SuivreIl est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
8
le 25 sept. 2021
SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème