Boy est une chronique tendre et décalée de l’enfance, portée par le regard naïf mais touchant d’un jeune garçon qui idéalise un père profondément défaillant. Taika Waititi parvient à marier humour absurde et émotion sincère dans un équilibre rare, où les éclats de rire laissent place à une douce mélancolie.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la manière dont le film capture l’imaginaire enfantin sans jamais le ridiculiser. Les séquences stylisées, les références à Michael Jackson et les digressions visuelles servent toujours à illustrer la richesse intérieure de Boy face à une réalité bien plus dure.
La figure paternelle, incarnée par Waititi lui-même, oscille entre bouffonnerie et tragédie. On rit de lui, mais on ressent aussi une tristesse sourde face à son incapacité à grandir. C’est cette justesse du ton, entre légèreté et douleur, qui m’a profondément touché.
Malgré quelques longueurs, Boy m’a laissé une impression durable. C’est un film sincère, personnel, et d’une humanité désarmante. Un 8/10 bien mérité pour cette ode douce-amère à l’enfance et aux illusions qu’elle porte.