Même si Burn, witch, burn ! n'est que le nom US du très anglais Night of the eagle, on se dit quand même qu'avec un titre pareil, ça serait dommage de passer à côté...
A l'arrivée, ça a a son charme. Parce que c'est riche en cercueils, en araignées, en portes qui grincent, et en rires démoniaques. D'ailleurs dans la scène du cimetière, la musique fait étonnamment penser au titre Making Christmas de la BO de Monsieur Jack. Donc, tout ça est raccord côté ambiance... Et puis c'est en noir en blanc : ça rajoute le petit côté désuet propre à satisfaire le cinéphile.
Le film démarre comme une bonne série B. Mais rapidement, il a tendance à aller plus loin dans l'alphabet... Les retournements de situation ne sont pas expliqués, certaines scènes sont inutiles en dépit d'une durée d'à peine plus de 90 minutes, et il n'est pas bien difficile de comprendre qui est le deus ex-machina dans ce scénario assez pauvre.
Mais au milieu de tout ça, certaines scènes sont réussies, et d'autres sont plutôt marrantes. Donc, on peut voir l'ensemble comme une curiosité.