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le 8 août 2024
Suivre"I do NOT believe"
Il est tentant de relier Brûle, sorcière, brûle ! ("Night of the Eagle" dans sa version originale, l'aigle constituant une figure de première importance dans la dernière partie) à d'autres émanations...
Un jeune professeur, marié, promis à un bel avenir professionnel et conjugal, attise les jalousies dans son université. Très cartésien, ne croyant à aucune superstition, il découvre un jour plusieurs grigris, talismans et porte-bonheurs dans la maison, puis interroge sa femme qui lui avoue pratiquer des activités paranormales pour le protéger des forces maléfiques. Furieux, il brûle tout. Mais bientôt il manque de se faire écraser, puis il est accusé d’agression sexuelle par une de ses élèves, menacé au couteau par le petit ami de cette dernière et ressent une présence sur le pas de sa porte.
De Jacques Tourneur, cette histoire de sorcellerie dans l’Angleterre des années 30, ressemble moins à Vaudou qu’à Rendez-vous avec la peur. C’est correct mais pas extraordinaire. Le film est beau visuellement, mais jamais aussi réussi que lorsqu’il est mutique, notamment dans la quête centrale du personnage, quand le film fantastique prend des atours gothiques, notamment au moyen de son sublime noir et blanc. Le reste du temps c’est tout de même trop bavard, un peu passe-partout dans ses enchaînements et fonctionne trop sur un schéma d’oppositions balourd.
Adapté d’un roman de Fritz Leiber (Ballet de sorcières, en 1943) le film, sans aucune star de cinéma (des comédiens de Broadway) et un budget modeste, sort au Royaume-Uni sous le titre Night of the eagle, aux États-Unis sous celui d’une série B plus vendeuse, Burn, witch, burn retenue ainsi aussi dans nos contrées. Mais le film est un gros flop. Belle réhabilitation, encore, signée Make my day car c’est un film très intéressant malgré ses défauts.
Créée
le 27 sept. 2025
Critique lue 29 fois
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