Pour avoir un bon potentiel, nul besoin de tuer un ami.
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Consternant, lamentable... je n'aurai pas de mots assez forts pour qualifier cette daube infecte, et susceptible de contamination ou contagion, que je déconseille aux âmes sensibles et à ceux pour qui le mot cinéma évoque un bon moment.
Et non la délectation des joies carnassières du sang pour sang sordide !
Il s'agit du second film réalisé et scénarisé par Vincent Le Port (1986/----) et qui n'a pas eu trop à se creuser les méninges puisqu'il a tiré ce navet d'une histoire vraie survenue en 1905...
Soit-dit en passant, je n'aimerais pas avoir cet individu dans mes relations car si ses discussions tournent autour du morbide comme dans cette histoire, ce ne doit pas être un joyeux drille du genre marrant, marrant...
D'ailleurs, les plus extrêmes avertissements alertent au déroulé du générique d'entrée, prévenant les jeunes, les âmes sensibles et résumons : gens ...normaux d'éviter la projection !
Psychanalystes, psychiatres, et autres trouveront matière à études, analyses et digressions diverses...
Voici donc l'admirable conte de fées que nous narre Le Port....
Un gamin assiste dans son enfance au "tue-cochon" ou "tuaille du cochon" qui est une tradition dans les campagnes consistant à occire manu-militari le cochon gras de la ferme (qui gueule le pauvre, mettez-vous donc à sa place !) puis à en faire un repas de groupe largement convivial, festif, et permettant de réaliser de nombreuses conserves et réserves alimentaires pour les convives : tout est bon dans le cochon !
J'imagine déjà les véganes salivant !
Serait-ce donc cette coutume qui aurait éveillé dans le cœur d'un jeune cul-terreux séminariste de 17 ans, et résidant dans le Cantal, le goût de tuer ?
D''une manière bouchère, horrible, voire sadique ?
Toujours est-il que la caméra de Le Port va longtemps s'attarder sur l'adolescent assassin agenouillé, et montrer l'image de son visage grimaçant sous ses efforts de dissection, puis soudain sali comme ses vêtements, du sang giclé du cadavre : si on ne nous montre pas les opérations de charcutage, on nous exhibe quand même froidement la victime de 12 ans, désormais sans tête!
Pas ragoûtant, ragoûtant !
Et le tueur d'aller aussitôt se dénoncer aux autorités de justice, sans aucun remord, aucune explication, aucune larme, rien...
On devine la perplexité des enquêteurs qui en ont peut-être bien vu d'autres, mais pas comme celle-là ! Et de la médecine légale de l'époque...
Évidemment, les autorités scientifiques vont se faire un devoir d'examiner l'énergumène de fond en comble, à poil et sous tous ses angles, l'interroger sur ses attitudes sexuelles et perversions : se masturbe-t-il ?
On imagine l'effort intellectuel qu'a nécessité chez Le Port la réalisation d'un scénario aussi glauque, hallucinatoire car il aura mis cinq ans à le créer...
On admirera aussi au passage le côté passionnant de l'histoire qui, non content de nous enquiquiner pendant cent longues, très longues minutes, risque de constituer de plus un danger en suscitant valeur d'exemplarité, chez de certains jeunes joueurs informatiques désormais déjà détraqués par une banalisation affolante de la mort...
L'histoire est déjà lugubre, mais les violons crachant tout leur pathos et leurs oraisons funèbres ne font qu'inutilement caricaturer une tragédie aussi stupide ...
La musique ici est surperflue, superfétatoire, artificielle et sans effet...
Restait à Le Port à nous achever avec un casting, soit-disant volontairement constitué de non professionnels, et qui est à pleurer !
Non seulement ça sonne faux, mais aucun des intervenants n'ayant un jour suivi de cours d'articulation des mots ou de diction, on doit plus tendre l'oreille que saisir les dialogues...
Ce qui va à l'encontre de l'effet escompté mais il y a pire : un récitant vomit tout le long de la projection, et d'une voix étouffée le long texte que le meurtrier aurait écrit lui-même pour tenter d'expliquer aux enquêteurs, médecins, son long cheminement l'ayant mené au meurtre...
Ça casse un peu plus le peu de rythme de ce récit soporifique, ça rend parfois la prise de son inintelligible, et les malentendants souffriront plus d'une perception à la limite de l'inaudible que de l'aventure...
Je ne vous dirai pas comment ça se termine, c'est du reste la seule chose que je retiendrai de cette bien triste mascarade...
Que reste-t-il de la vérité de ce drame cent-vingt-cinq ans après ?
Ce film semble n'avoir été créé qu'en vue de sa figuration à la "Semaine de la critique du festival de Cannes 2021" et aucune fréquentation de salles n'a été enregistrée à son sujet ?
La morale de l'histoire : "Mieux vaut tenir le couteau de la main droite que passer l’arme à gauche"...
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Arte le 23.06.2025-