Nouvelle production signée Happy Madison créée l'acteur ultra bankable outre-Atlantique, le dénommé Adam Sandler (le nom de la boîte vient d'une fusion entre Happy Gilmore et Billy Madison qui sont parmi les deux premiers films de Sandler), Bucky Larson est aussi sa production la moins chère d'entre tous (désaveu ?) depuis quelques années. Il a coûté moins de 10 millions de dollars alors que Copains pour toujours (sorti en 2010), Le Mytho et Zookeeper (sorti en 2011) en ont coûté 80 millions mais il faut aussi compter sur ses résultats désastreux au box-office : 2,529,395 $.
Ce film a pour tête d'affiche l'affriolant Nick Swardson qu'on avait vu récemment dans 30 minutes maximum. L'histoire est un gros délire qui ne pouvait sortir que de la tête de scénaristes affiliés à Happy Madison. Surtout le look du héros confine au génie... du débile. Accompagné d'un coupe au bol et de dents de castor, difficile de ne pas être horrifié par ce petit homme destiné à devenir une star du porno malgré un appendice digne de celui d'un cafard (comprendre minuscule).
Déjà rien qu'en voyant l'affiche, on comprend que ça va être très mais alors très, très con ! Et effectivement, c'est bien le cas, on pense même à Billy Madison qui faut l'avouer était excellent dans ce domaine-là. Après avoir lancé le DVD, au bout de quinze minutes, pas de doute, c'est absolument effarant de débilités. Allergique s'abstenir surtout sous peine d'enfler comme Pierre Richard dans La Chèvre. Mais c'est tellement con que ça en devient parfois hilarant Des fois, les blagues sont complètement moisies mais d'autres sont à pouffer de rire (et de honte) surtout le passage dans la foire aux monstres. Mais le summum concerne ces fameuses réalisations de films porno où Nick Swardson s'éclate.
Aussi même si le film affiche fièrement que Bucky Larson est une star du porno, n'espérez pas grand chose d'audacieux de ce côté-là. Le film est avant tout une comédie gentillette. On aura juste des nichons siliconées de temps à autre et une galerie de méga star du porno américains vers la fin. On est même surpris que le film n'ait pas davantage tenté plus d'audace de ce côté-là.
Stephen Dorff est très bon dans le film en jouant une star du porno narcissique et affublé d'une bite tellement énorme qu'on la surnomme l'Ombre « car rien ne pousse sous son ombre ». Il fallait le faire !
Conclusion :
Bucky Larson n'est pas aussi mauvais que sa réputation laissait présager. C'est une pure production Happy Madison avec tout ce qu'il faut de conneries. On se marre parfois, on est horrifié par moments. A réserver à tous ceux qui aiment bien les trucs cons!