La Belgique possède son Tom Hardy ! Tel Bane dans "The Dark Knight Rises" ou mieux encore Mickey Peterson dans "Bronson", Matthias Schoenaerts en impose tout d'abord par sa masse musculaire. Ainsi quand la caméra est au plus près de lui, on fait d'un homme un géant. Non, pas un géant, car "Bullhead" ce n'est pas ça, ce n'est pas l'histoire d'un homme ni d'un grand homme, c'est l'histoire d'un homme qui devient animal. Une mythologie ? Zeus se transformant en taureau pour séduire une femme. Non, tout l'inverse ! "Bullhead" c'est simplement l'histoire de ce boeuf qui se raccroche à sa part d'humain pour exister aux yeux d'une femme, pour cela il se doit de lutter contre une rage aveugle, le remou de la noirceur de son âme (l'homme a connu son drâme et a été a jamais marqué au fer rouge, le film connait là son tournant, à travers la scène qui nous fait partager cet évènement)
Avec "Bullhead" on va très loin dans l'exploration des tourments que peut connaître l'homme, et pour s'approcher au plus près de cela, une esthétique léchée parfois digne de "Drive".
Accesoirement c'est aussi une histoire de "mafia", de traffic d'hormones des petites gens dans la campagne belge.
Alors le "taureau" parviendra t-il à redevenir humain ou sera t-il mis à bas ? Seul "Bullhead" pourra répondre à cela.