A la demande d’un politicien américain, un policier est chargé de protéger, pendant 48 heures, un repenti de la mafia, confiné secrètement dans une chambre d’hôtel, avant une audience capitale.
Un cinéma des années soixante dix bien ancré dans son époque. On peut y voir de bon côté, comme la bande son originale, l’atmosphère d’une époque, ou de moins bon côté, comme un certain machisme, qui semble néanmoins assumé dans sa peinture naturaliste d’une société corrompue.
Le scénario nous donne le point de vue subjectif d’un flic victime d’une machination. La mise en scène nous invite à accompagner le policier dans son enquête, jusqu’au volant de sa Ford Mustang en caméra subjective, pendant cette célèbre course poursuite dans les rues de San Francisco, où au comptoir d’embarquement à l’aéroport, lorsque nous scrutons, avec Steve Mac Queen, la foule pour tenter de retrouver le suspect recherché. Cette façon de filmer quasiment en temps réel, en immersion, sans raccourcir les séquences, n’est pas ennuyeuse, mais renforce au contraire le suspens à la façon de Hitchcock. L’idée de faire disparaître l’un des principaux protagonistes, dès le début du scénario, nous rappelle ce procédé que le maître du suspens a utilisé dans « Psychose » ou « Sueurs Froides ».