Ses défauts et ses coutures, m'ont paru bien plus visibles en le revisionnant, notamment dans cette volonté de se la jouer "plan séquences" à la Fils de l'Homme, avec des raccords un peu trop criants et des effets spéciaux inégaux. Pour autant, si on accepte ses limites liées à un budget Netflix serré, Bushwick est le haut du panier de la prod. pour plate forme. Après un générique anxiogène porté par une B.O. originale, il nous plonge directement dans une guerre urbaine soudaine de plus en plus absurde et arrive à faire tenir sa tension et sa noirceur jusqu’à la fin se permettant ce que le Civil War de Garland ratera dans les grandes largeurs. Avoir un propos politique, certes pas toujours subtil, mais parfaitement assumé sur l'état de l'Amérique. Rétrospectivement, un propos plus si extravagant que ça quand on pense qu'il a été tourné en 2015.