8
856 critiques
Amours folles
Présenté comme un road-movie trash au sous-texte social post Thatcher, le premier long métrage de Michael Winterbottom vibre surtout de la relation amoureuse se nouant entre ses deux héroïnes...
le 7 sept. 2017
Eunice est une jeune femme instable qui arpente le nord de l'Angleterre à la recherche d'une certaine Edith. Sur son chemin, le long d'une autoroute, elle va croiser Miriam, une autre femm célibataire à l'existence morne qui va être séduite par le comportement singulier de Eunice, même si cette dernière est une meurtrière.
Butterfly Kiss est dans la droite lignée d'une Angleterre renaissance dans le cinéma, avec Danny Boyle par exemple, car c'est le premier long-métrage de Michael Winterbottom, réalisateur assez inégal mais qui révèle parfois quelques perles. Comme sa longue collaboration avec Steve Coogan. Mais ici, il propose quelque chose de très fort, radical même pour un premier film, le parcours de deux tueuses, ou comment l'une a déteint sur l'autre, en particulier son comportement très dangereux. Eunice, interprétée par la brillante Amanda Plummer, est montré comme une victime, une personne qui souffre, comme en témoigne son corps tatoué et qui porte des chaines en permanence en guise de pénitence, et dont sa quête se résume à tuer ceux qui peuvent l'aider à se déplacer. A ce titre, il faut dire que la crudité est de mise, aussi bien dans l'image que la violence, en passant par la sexualité, ça n'est pas pour rien si Butterfly Kiss est interdit aux moins de 16 ans.
De l'autre côté, il faut aussi souligner le rôle de Saskia Reeves, montrée comme une oie blanche, qui voit sans doute en Eunice une occasion de se sortir de cette vie monotone, à se débarrasser de sa mère invalide, pas forcément par amour, mais comme une clé de sortie.
C'est un film assez fort, ponctué de scènes dont on voit assez peu les faits, je parle des meurtres, mais plutôt des conséquences, de cette escalade, tout ça pour trouver cette fameuse Edith, où en quelque sorte, le titre Butterfly Kiss est en quelque sorte une conclusion.
J'imagine le choc qu'a du être le film à sa sortie, de proposer quelque chose d'aussi radical, sans concession aucune, et qui va lancer Michael Winterbottom, pour le meilleur et le pire.
Créée
le 7 mars 2023
Critique lue 54 fois
8
856 critiques
Présenté comme un road-movie trash au sous-texte social post Thatcher, le premier long métrage de Michael Winterbottom vibre surtout de la relation amoureuse se nouant entre ses deux héroïnes...
le 7 sept. 2017
8
213 critiques
Film sans concessions, récit désepéré, "Butterfly Kiss" se situe aux antipodes de la parfaite escroquerie que constitue "Thelma et Louise" : rien que pour cela, je recommande à tout le monde de voir...
le 19 avr. 2013
7
6763 critiques
Eunice est une jeune femme instable qui arpente le nord de l'Angleterre à la recherche d'une certaine Edith. Sur son chemin, le long d'une autoroute, elle va croiser Miriam, une autre femm...
le 7 mars 2023
3
6763 critiques
Au XVIIIe siècle, sur le territoire des Comanches, une jeune indienne, Naru, va devoir faire face à une créature inconnue qui a le pouvoir de disparaitre... Le carton de Predator, le film signé John...
le 7 août 2022
3
6763 critiques
(Près de) cinquante ans après les évènements du premier Massacre à la tronçonneuse, des jeunes influenceurs reviennent dans la petite ville du Texas qui est désormais considérée comme fantôme afin de...
le 18 févr. 2022
7
6763 critiques
Longtemps attendues, les mémoires de Arnold Schwarzenegger laissent au bout du compte un sentiment mitigé. Sa vie nous est narrée, de son enfance dans un village modeste en Autriche, en passant par...
le 11 nov. 2012
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème