C'est une simpliste et, reconnaissons-le, sympathique bluette musicale qui raconte les amours inabouties, pour cause de mésalliance, entre un aristocrate rentier et une modeste artiste de variété.
L'histoire commence sous les auspices de la Belle Epoque et se conclut
cinquante ans plus tard, par descendants interposés
-c'est l'idée amusante du film.
"C'est la vie parisienne" est une fantaisie qui associe des sentiments légers aux refrains typiques des deux époques qu'elle recouvre et à des situations boulevardières superficielles, à l'exemple de ce quiproquo où Paul, le vicomte, pour mieux séduire sa belle,
échange sa condition contre celle du cocher Anatole.
Le film du très méconnu Alfred Rode a pour lui d'être correctement interprété et dirigé dans son registre de comédie, de sorte qu'il ne verse pas dans la sottise courante des nanars de l'époque. Il permet aussi, et surtout, de retrouver dans des rôles très secondaires, les estimables Noël Roquevert, Jean Tissier et autre Saturnin Fabre.