J'ai commencé la lecture du roman il y a quelques semaines et arrivé à la moitié du premier tome, il est clair qu'il y aurait des choses à dire sur la dernière adaptation au cinéma dont il faudra attendre l'année 2019 pour la sortie du seconde chapitre.


Qu'on ne se méprenne pas, car je ne veux pas dire non plus que le film est mauvais, loin de là. Seulement, même si je n'ai personnellement pas encore bouclé intégralement la lecture (environ 1500 pages pour les deux tomes en livres de poche), on peut comprendre que deux films qui peuvent durer chacun deux bonnes heures ne suffiraient pas à tout transposer sur grand écran, sinon d'en faire une série comme on en voit sur le 'petit écran' et de bonne qualité en plus.


L'adaptation ci-présente d'Andy Muschietti amène à l'essentiel : la confrontation d'une bande de gosses, temporellement présentée dans les années 80 ici, à un monstre des bas-fonds prenant les traits du clown Grippe-Sou, bien interprété par Bill Skarsgård que je ne chercherais pas à comparer avec le jeu de Tim Curry. Comme dans le téléfilm avec ce dernier, dès que le long métrage débute, on redoute déjà sur ce qui va arriver au petit Georgie et de comment cela va être montré. Les gosses acteurs de la bande des ratés jouent impeccablement leurs rôles et se montrent convaincant car ils sont assez soudés avec des caractères qui les font bien distinguer les uns des autres. En face, il y a ce clown ou ce qui se cache sous l'apparence du clown, sadiquement joueur, carnassier, parfois flasque avec les yeux révulsés, bête immonde se nourrissant d'enfants et de leurs peurs qu'il matérialise pour paniquer ses proies ou les figer.


Mais il y a aussi les autres gosses, ceux de la bande à Henry Bowers qui génèrent des tracas et dont Grippe-Sou veut en tirer partie, sans oublier les adultes, comme à l'image de la plupart des parents des gosses des deux bords, qui sont un peu des monstres aussi ayant fermé leur coeur d'enfant ou comme sous une emprise puissante qui plane et donc ne voyant pas ce qui se trame tous les vingt sept ans.


Ça n'est pas un film d'horreur à proprement parler, mais disons qu'il est un conte contemporain horrifique avec de la dose d'horreur et d'épouvante à voir, même si on n'a pas lu les livres et également si ce n'est pas vraiment fidèle à chaque ligne écrite (dans le dernier cas, cela en aurait fait des films trop longs). La séquence des diapositives est une réussite dans ce qu'elle a d'effrayante, de même à la seconde vision, faisant redouter encore le dénouement qui va surgir.

Monsieur_Scalp
8
Écrit par

Créée

le 10 déc. 2017

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