La nouvelle version du fameux livre d’horreur de Stephen King émerge avec éclat sous forme de triomphe. Le réalisateur argentin improvise par rapport au roman (tout en préservant la trame principale) et c’est avec un succès inspiré qu’il réussit son tour de maître, faisant fi du téléfilm, terriblement conforme. Andy Muschietti cinématographie l’évanouissement de la naïveté juvénile dans une atmosphère méticuleusement scabreuse en tempérant la brutalité à l’écran pour rendre le film accessible à une plus large audience. Ça est un agréable mélange, un pur produit adroitement distribué qui remue l’aspect du passé pour le téléfilm mais a assez d’amour et d’estime pour ses protagonistes pour ne pas se noyer dans la réadaptation grossière et impudente.