L'adaptation du livre de Stephen King, déjà adapté au paravent qui sort en salle en 2017 alors que cet année, le genre horrifique fait revenir beaucoup de licences et en propose des nouvelles !
Dans la petite ville de Derry, les enfants sont victimes de fréquentes disparitions toutes les semaines et en 1988, Bill et son petit frère Georgie construisent un bateaux en papier pour le faire flotter sur le bord du trottoir et Georgie va seul mais devant le caniveau, il tombe sur un clown. Après une courte discussion, Georgie disparaît sans laisser de trace. Un an après, Bill essaye toujours de le retrouver avec ses amis (le club des loosers) mais au fur et à mesure du temps, ils se rendent comptent qu'une chose se nourrit de leurs peurs à chacun d'entre eux et qu'elle est la cause de tout les malheurs de Derry au long de ces deux derniers siècles.
Réalisé par Andy Muschietti qui avait déjà réalisé Mama (2013), Ça est un excellent remake devant lequel j'ai passé un excellent moment et qui surtout, met mal à l'aise et c’est ce qui fait le plus peur, non pas les jump-scares cramés à deux kilomètres mais l'ambiance du film très glauque. Ça chapitre 1, me rappelle l'époque où mes amis et moi allions voir n'importe quel film d'horreur, qu'ils soient nul au bien excellent en passant par The ring et Jason X ou encore Jason vs Freddy, sans parler des soirées avec mes amis où l’on faisiez n'importe quoi pour que l’un d'entre nous finisse par ne pas réussir à dormir. Mais en grandissant, on se rend compte qu'on avait jamais eu peur mais que l’on voulais avoir peur pour faire encore plus peur au entre et que 80% du temps, c'était une bouse infâme. Mais Ça chapitre 1 sort au cinéma et, en mémoire au bon vieux temps, on se rend tous au cinéma pour aller voir Ça chapitre 1. Était-ce une bonne idée ?
OUI, je n’ai pas du tout été déçu, au contraire, j’ai été très surpris mais pas que pour de bonnes raisons !
Surprise n°1 : Le film se déroule principalement durant le jour et non pas durant la nuit avec toujours de la pluie comme le laisser penser la bande annonce et c’est un choix que j’ai apprécié car il se différencie des tout les autres films d'horreur mais je ne considère pas Ça, comme un film d'horreur ce qui amène à la surprise n°2. Surprise n°2 : le film n’est pas vraiment un film d'horreur même si l'histoire reste horrifique et un 50% des scènes sont horrifique. Je classifierai le film en tant que Horreur (pour tout ce qui concerne Pennywise), Thriller (pour tout ce qui concerne la disparition des enfants) et Drame (pour tout ce qui concerne les personnages principaux et leurs problèmes entre eux). J’ai trouvé qu'il y avait un peu ce côté teen movie à certains moments. Surprise n°3 : Il y a énormément de personnages et certains sont sous-exploiter comme Mike ou Stan alors que d'autres personnages pas forcément nécessaires, prennent bien plus de place dans le film. Surprise n°4 : Plus l’on avance dans l'histoire, plus l'ambiance devient glauque et cet air poisseux coincé dans l'image verdâtre et marron qui met mal à l’aise et qui retourne l'estomac. Toutes les scènes dans les canalisations nous rendent mal à l'aise, de pire en pire à chaque fois et montre que Derry est très salle, pas dans le sens où il y a beaucoup de déchets mais dans le sens où l’on sent à quel point Pennywise transforme l'atmosphère de Derry. Là où les films d'horreur se contente juste de mettre des jump-scares toute les trente secondes, Ça peut se vanter de n'avoir besoin que de cet ambiance.
Les Personnages :
C’est un groupe de jeunes ados franchement fun à suivre et qui ont un peu des têtes de loosers, d'où le nom de leurs groupe, les ratés. Ils ont tous quelque chose qui leur fait peur ou un trauma qui sont utilisé pour nous servir des scènes horrifiques pour chacun d'entre eux, un à un. Ces peurs servent aussi de raisonnement avant la passage à l'âge adulte. Andy Muschietti ne se gêne pas pour mettre en valeur des sujets très osés comme la maltraitance, l'agression sur mineurs ou la contrainte. Sinon, ils sont clichés :
- Bill celui qui n’a peur de rien après avoir eux un trauma.
- Richie le comique casse-couille
- Eddie le craintif
- Stan (lee) le peureux
- Ben le petit nouveau
- Beverly la fille rebelle
Et bien évidemment, Pennywise ! Bill Skarsgård est excellent dans ce rôle, j'aurais dit qu'il lui était prédestiné. Le design du clown et mille fois mieux que celui de Tim Curry. Dès que je sentais qu'il arrivait, j'avais froid dans le dos et j'étais scotché sur mon siège. Sa présence met mal à l’aise en particulier quand la caméra est disposé en gros plan devant son visage et que l’on voit ses yeux à l'opposé l’un de l'autre. Il arrive à faire confondre l'illusion du réel et à manipuler les gens en s'appuyant sur leurs faiblesses, ce qui est utilisé avec le personnage de Henri, qui est la grosse brute de Derry. Le film s'appuie sur l'horreur pour dénoncer les agressions, sexuel ou autre, sur les enfants qui sont très poignante tout au long du film.
Conclusion :
Ça chapitre 1, et sans doute le meilleur film, classé horreur, de 2017, loin devant Annabelle 2, Alien Covenant, Jigsaw, The Ring le remake ou encore la Momie. C’est un film qui met mal à l’aise dès les premières secondes avec le chant des enfants et qui est porté par une belle brochette d'acteur qui deviendront des stars plus tard. Pennywise est la meilleure une entité maléfique (pour ne pas dire monstre car les xenomorphes le dépasse largement) du cinéma horrifique.
9,5/10
À bientôt !