Un après-midi d'été, dans le Sud, une jeune femme de 15 ans tombe à cheval et, inconsciente, est ranimée par un pompier pour qui elle a le coup de foudre.
C'est l'histoire au fond très simple de ce film, qui aurait pu tenir sur une nouvelle d'une dizaine de pages, avec la suggestion de la passion comme métaphore du feu, d'où le titre, il se passe très peu de choses. A part cette fille, jouée par Camille Varenne, qui a l'air d'une cavalière émérite vu sa façon de faire du cheval, et la nonchalance du pompier qu'incarne Gilbert Melki, on assiste à leurs vies ordinaires, la recherche de la sensualité pour l'une, quitte à essayer d'embrasser des filles, et la vie dans la caserne pour l'autre. D'ailleurs, ces derniers moments, qui tirent parti du côté documentariste de Claire Simon, sont les plus réussis, avec des interventions sur le terrain qui sont très justes.
Mais pour ce qui est fiction, c'est parfois appuyé, avec le feu symbole de l'amour brûlant, qui va aller jusqu'à la folie, et cette dernière partie est assez spectaculaire en soi. Mais il n'empêche que les près de deux heures de projection peuvent être d'un ennui redoutable.