Haneke propose un film perturbant, où les images symbolisent un mensonge endormi, contrebalancé par la violence authentique du quotidien.
Glaçant dans sa proposition esthétique. Le film joue avant tout sur la lenteur des plans proposés. Créant un sentiment de malaise chez le spectateur.
Cela s'allie parfaitement avec la froideur que dégage certaines scènes. Daniel Auteuil incarne un personnage attentiste, qui ne contrôle absolument rien. Sa relation avec Juliette Binoche est explosive.
Bloqués dans un couple où tout le monde semble stagner, on sent une rancoeur dissimuler envers la famille nucléaire. Détourné de son cadre, on finit par s'apercevoir que le mal qu'on croirait étranger, s'avère être plus proche qu'il n'y paraît.
Bluffant car sortant du commun. Et bien plus accrocheur qu'un "Funny games", dont le huis clos finissaient très vite par s'essouffler. Pari réussi pour Michael Haneke.