Hsiao-Hsien déconstruit le récit de vengeance, afin de proposer une doctrine philosophique, basée sur la patience et la gouvernance de sa propre raison.
On comprend très rapidement le prix de la Mise en Scène à Cannes, le film étant d'une beauté presque envoûtante. Les plans se développant de manière perfectionniste et dynamique, à travers la gestion impressionnante de la fumée. Les décors et différents costumes sont eux aussi magnifique, nous faisant voyager à travers cette paisible Chine médiéval.
Cependant, le film possède quelques défauts. Notamment l'univers sonore peu compréhensible. Certains sounds effects paraîssent nanardesque, et font perdre grandement en crédibilité l'histoire racontée. Le IXème siècle étant une ère extrêmement silencieuse, oe réalisateur aurait dû en faire la base de toutes son ambiance sonore, pourtant certaines scènes d'actions sous hontesement gâchés par la musique en arrière plan, rajoutant trop d'artifices.
Le rythme du film est par moment assommant, certaines scènes sont assez ennuyante à suivre. C'est l'une des raisons pour lesquelles le film n'a pas réussi à me transporter émotionnellement. Ceci dit au vu de sa beauté esthétique, je peux facilement comprendre sa réputation.