C’est l’homme à la Cadillac (une désormais bien rare, élégante Allante, dessinée par Pininfarina, excusez du peu…) et ce dernier est surtout un vendeur de bagnoles… et il a fort à faire et à fourguer, vu qu’il doit entretenir son ex-femme et ses deux maîtresses… sans compter le prêt consenti par un mafieu…
Et tout-à-coup, paf ! et re-paf !… ah non, je confonds avec Louis de Funès, quoique Robin Williams volontiers grimaçant et agité n’en est pas loin… et donc, prise d’otages du garage par un demeuré en la personne de Tim Robbins, ce dernier s’avérant peu convaincant (ou alors, il fait trop bien le débile hystéro-bouffon ?).
En tout cas, cette prise d’otages au bout de 40 mn coule à peu près le restant du film jusqu’au fond de la médiocrité, pour ne pas dire de la simple nullité. Le film devient en effet d’une hystérie bouffonne incontrôlée particulièrement stupide et affligeante, presque tout du long, jusqu’à la fin qui se récupère à peine.
Néanmoins, ces premières 40 mn se révèlent étonnantes et… oui, étonnamment plaisantes en vérité (on ne s’y attendait pas) : le rythme reste élevé et les situations surfent sur le fil d’une gentille mais agréable caricature… puis, au delà, c’est le drame : patatrac, tout se casse la gueule ! (je viens de jeter un coup d’oeil : l’Allante se touche à bien moins de 20 000 euros de nos jours, c’est étonnant !).