Très beau film avec lequel je découvre la filmo d’Egoyan.
Bon, je n’ai pas passé la séance de ma vie parce que le film est assez répétitif et assez lent (en fait, il ne démarre jamais vraiment), mais le message transmis et la façon dont il est transmis sont particulièrement touchants et personnels.
Entre les scènes de date, les films réalisés à la caméra pour le projet du journaliste et les appels téléphoniques de la femme, on n’a que trois scènes qui s’alternent jusqu’à la fin. C’est très pasolinien en soi, sauf que là on va vraiment s’intéresser aux sentiments réfrénés plutôt qu’à des sentiments assumés. Tout le long, l’homme observe sans âme sa femme flirter avec cet homme et, tout le long, il ne dit rien : il regarde, il garde ses sentiments pour lui.
Très intéressant, en tant qu’Arménien, d’être face à deux visions totalement différentes de ce que c’est d’être Arménien, et de ce que la culture peut représenter pour chacun. La fin est très belle et j’ai malgré tout passé un bon moment malgré la forme du film.