Les Nuits Blanches est un roman qui se dévore.
A la théâtralité débordante, aux personnages enjoués et rêveurs, l'oeuvre n'est en fait qu'un enchainement de dialogues sans fin qui nous font découvrir la complexité des deux personnages. L'un est la figure du rêveur, du poète qui s'émerveille chaque jour devant les choses les plus triviales, tandis que l'autre est plus subtile, plus posée et pourtant en proie à une profonde tristesse.
On sent dès le début que la suite ne s'annonce pas bien ; qu'elle va nous rester en travers de la gorge, mais je ne serai jamais allé jusqu'à m'imaginer qu'elle serait aussi pessimiste, vidée de tout espoir.
C'est donc un très beau moment de lecture (je dis moment parce que le roman fait 130 pages tout au plus), et je regarderai bientôt l'adaptation cinéma, qui n'a pas l'air fameuse mais qui m'intrigue beaucoup.