Call Me Kuchu, réalisé par Katherine Fairfax Wright et Malika Zouhali-Worrall, est un documentaire profondément humain et nécessaire. Il suit David Kato, premier militant ouvertement homosexuel en Ouganda, dans un pays où l’homosexualité est non seulement stigmatisée, mais menacée de peine de mort.
J’ai mis 9 sur 10 à ce film, parce qu’il m’a bouleversé tout en m’éclairant. Le documentaire réussit à montrer la violence d’un système homophobe sans jamais tomber dans le voyeurisme. La caméra reste à hauteur humaine, proche des émotions, des luttes, et surtout de l’espoir. Ce qui m’a marqué, c’est cette proximité avec les protagonistes : on ne voit pas des "victimes", mais des personnes dignes, courageuses, vivantes.
Le film est aussi très fort sur le plan politique : il expose clairement les mécanismes de haine, les responsabilités religieuses et médiatiques, mais sans caricaturer. Et même après l’assassinat de David, le film continue, comme pour dire : "la lutte ne s’arrête pas là".
Je n’ai pas mis 10/10 uniquement à cause de quelques longueurs en fin de film, mais c’est un détail face à la puissance du propos. Call Me Kuchu est un film qui touche, qui fait réfléchir, et surtout, qui donne envie d’agir.