Drôle comme ce film résonne avec mes vacances d'enfance dans le Sud-Ouest : les mêmes campings, les forêts de pins, cette odeur de résine sous le soleil brûlant des mois d’été. Cette bande de copains qu’on se fait pour quelques jours et qu’on ne reverra probablement jamais, les premières amourettes, les animations un peu gênantes qui fonctionnent uniquement sur les gamins ou les plus vieux.
On retrouve donc tout un imaginaire autour de cette classe moyenne médiocre à la Dupont Lajoie — mais sans l’épaisseur dramatique de ce dernier. Le film porte par ailleurs un regard assez ambigu sur ces vacanciers, certaines scènes frôlent presque le mépris de classe. Je ne suis d’ailleurs pas certain que Gérard Lanvin, en quittant le camping, ait beaucoup évolué après ce fâcheux épisode...
Ce qui sauve le film, c’est le duo Lanvin–Dubosc. Patrick est à fond, il vit le personnage, il en est presque touchant. Voir Lanvin péter un plomb chez le garagiste Sanchez, pareil, c'est très drôle.
Donc voilà : c’est un peu lourd, mais on passe quand même un bon moment. Suffisamment pour apprécier le film, mais pas assez pour s’enfiler le 2 et le 3.