CAMPING DU LAC est une fable sympathique, grâce à la légèreté du mode de vie exploré dans ce microcosme du camping - où se croisent différents portraits. Une légèreté mise en miroir avec une quête du fantastique, à la fois entre loufoquerie et métaphysique, entre poésie enchantée et attention accrue à la nature. Mais dans ce temps mort observateur qui compose tout le film, la cinéaste en fait un peu trop sur la voix-off commentatrice, et pas assez sur les conséquences de ce mode de vie. Surtout qu'elle intègre de nombreuses ellipses, montrant l'évolution du paysage à travers le temps. Même si le mélange entre fiction et documentaire permet de saisir que quelque chose de plus vaste que les personnages/personnes se trame, le film ne fait qu'effleurer ce dont il témoigne comme s'il ne voulait pas s'impliquer.