Paul Martin (Jean-Claude Brialy) est un jeune cadre du « 321 » un club de vacances dirigés par Norbert Charolais (Louis de Funès). Le jeune homme intelligent et ambitieux doit épouser la fille de son supérieur, Brossart (Henri Virlojeux). Dans le même temps il tente de rompre avec sa maîtresse incarnée par Sophie Daumier. Par jeux et pour tenter de garder son amant cette dernière lui annonce qu’elle est enceinte. Honnête Paul Martin accepte de subvenir aux besoins de l’enfant et de sa mère, malheureusement son salaire n’y suffira pas, avec le mariage, l’appartement et la voiture qu’il finance à crédit. Pour pouvoir subvenir à ses différents besoins le jeune homme n’a pas le choix il doit monter en grade. Mais les règles sont strictes. L’ancienneté, uniquement. Paul tente d’obtenir la place de son futur beau-père qui doit bientôt partir en retraite. Il décide de se rendre indispensable auprès du grand patron. Norbert Charolais séduit, s’engage à lui donner la place. Malheureusement le législateur ne semble pas être d’accord et repousse l’âge de la retraite de cinq ans, éloignant d’autant la promotion de Paul. Le soir même va naître dans l’esprit du jeune cadre une idée diabolique, se débarrasser de son patron, mais sans le tuer de sa main, non ce n’est pas un assassin. La machine va démarrer et faire des dégâts.
C’est un gentil petit film. L’histoire n’est pas bien compliquée mais Jean-Claude Brialy en fait un film gai. Bien épaulé par Louis de Funès qui commence à percer et à construire son personnage de grand patron autoritaire. De Funès est plus posé que d’habitude mais tout aussi drôle. A noter la performance de Sophie Daumier qui joue admirablement bien les cruches. Ou de Michel Serrault en inspecteur de police à la cervelle dérangée, qui regrette le bon vieux temps de la rue Lauriston.