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661 critiques
Venus beauté
Bonjour et bienvenue sur ma critique de Cartouche. Je ne vais pas faire une critique (en fait) mais juste un point de vu de quelques lignes sur mon ressenti de la première fois ou j'ai maté ce petit...
le 1 mai 2020
Il y a des films de l’enfance qu’on ne se lasse pas de voir et revoir. Fanfan la Tulipe, Le Bossu (aussi de Philippe de Broca) et bien sûr Cartouche en font partie. Des films de cape et d’épée, du grand spectacle comme on n’en fait plus.
2 ans avant L’Homme de Rio, on peut considérer Cartouche comme le premier film d’aventure du prolifique cinéaste. Il s’agit de son 4e long métrage, après Les Jeux de l’amour en 1960, Le Farceur et L’Amant de cinq jours en 1961 : trois comédies légères et pas méchantes portées par Jean-Pierre Cassel.
Au milieu de cette jeune filmographie, Cartouche apparaît comme un projet ambitieux : un film en costumes, avec des bagarres, et un duo d’acteurs en or. Jean-Paul Belmondo d’un côté – notre Cartouche de l’histoire – charmeur et bagarreur, qui sort des succès godardiens A bout de souffle et Une femme est une femme (et qui est déjà une coqueluche très prisée, avec pas moins de 6 à 7 films tournés chaque année). Notre casse-cou préféré, qui réalise lui-même toutes ses cascades, et qui sait tour à tour être drôle et grave. Et la regrettée Claudia Cardinale – décédée il y a quelques jours – qui a alors 24 ans et qui incarne Vénus, la femme fatale aux cheveux onduleux dont tombe amoureux notre héros.
Le ton du film est complètement débridé : les moments d’humour sont savoureux et les bons mots font mouche. La guerre est délicieusement tournée au ridicule, les militaires en prennent pour leur grade et l’aristocratie est engoncée dans le grotesque et l’absurde. Le tout est très plaisant, presque libérateur.
Pour le film, Philippe de Broca s’appuie – avec quelques libertés – sur le personnage historique de Louis Dominique Garthausen, dit Cartouche, un bandit de grands chemins et chef de bande ayant terrorisé la haute société parisienne durant la Régence de Philippe d’Orléans (entre 1715 et 1721). Un Robin des bois de la capitale, détroussant les riches et très apprécié du bas peuple.
Le reste du casting, bien qu’en retrait par rapport à Bebel et Claudia, n’a pas à rougir : l’inimitable Jean Rochefort incarne La Taupe, Jacques Balutin un moine capucin à la ferveur douteuse, et notre cher réalisateur fait même une petite apparition, façon Hitchcock, en criant « les aristocrates à la lanterne ».
Et pendant qu’on en est au « le saviez vous », on peut également noter que le nom du méchant du film, le lieutenant-général de Ferrussac, fait référence au vrai nom (entier) du réalisateur : Philippe de Broca de Ferrussac !
Cartouche n’est pas un film sérieux : chaque curseur est poussé au maximum pour donner l’impression d’un joyeux bazar sympathique, burlesque et coloré. Amitiés, trahisons et rebondissements rocambolesques : tous les ingrédients sont présents pour donner un magnifique film de divertissement made in années ’60. Le succès est effectivement au rendez-vous : avec plus de 3,6 millions d’entrées en France, Cartouche se classe 6e du box-office de l’année 1962. Des chiffres qui font rêver aujourd’hui. C’est également encore à ce jour l’un des plus grands succès français au box-office mondial (39 millions d’entrées dans le monde !).
"- Et maintenant ?
- On
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Créée
le 30 sept. 2025
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