"Parlez-moi d'amour, redites-moi des choses tendres" ♫

Comment critiquer un monument du cinéma quand on n'y connait rien? Je n'en sais rien mais on va tenter le coup quand même.


L'histoire de Casablanca est simple: la ville est une plaque tournante pour les personnes qui souhaitent fuir le nazisme pour gagner les Etats-Unis. Les places sont chères, ce qui engendre un important trafic de sauf-conduits. Le café de Rick, un américain installé à Casablanca est un haut lieu de vie où se retrouvent de nombreux candidats au départ. C'est là qu'arrivent Victor Lazlo (pas la chanteuse hein!) et sa femme. Cette dernière et Rick se connaissent déjà pour avoir vécu une idylle à Paris quelques années plus tôt.


C'est simple comme scénario, ce n'est pas forcément ça qui fait la force du film, qui joue davantage sur une ambiance générale. Dès les premières minutes on nous présente le climat particulier qui règne sur la ville et dans le café: entre décors Marocains, aménagements à l'occidentale ou à l'américaine, police à la fois complice du trafic de visas et soucieuse de faire bonne figure devant les allemands, couples candidats au départ prêts à vendre n'importe quoi pour s'en sortir....
Tous ces personnages, qu'on ne fait que croiser quelques minutes parfois, contribuent à asseoir l'intrigue dans un cadre palpable, c'est tout ça qui selon moi fait que le film est tellement original.
De plus, le fait que le mari d'Ilsa soit un résistant le rend très sympathique, la Marseillaise entonnée dans le café en signe de protestation face aux allemands est un grand moment et j'imagine qu'à l'époque de la sortie du film ça devait avoir un certain impact.


Évidemment, les acteurs sont excellents, surtout Humphrey Bogart, un vrai patron, qui assène ses répliques entre un verre et une cigarette, avec un air froid et détaché. Ingrid Bergman est sublime, et leur couple fonctionne à merveille.


Ajoutez à cela une très belle musique (j'ai beaucoup apprécié toutes les scènes avec le pianiste), tout est réuni pour faire un excellent film.


[critique du 8 janvier 2012]

iori
9
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Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Visionnages - cru 2012 et Top 111 - films vus (hourra!!!!) Bon c'est déjà un début non?

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le 8 janv. 2012

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iori

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