Pas un chef d’œuvre mais du travail bien fait avec mention spéciale pour certains cadrages et autres éclairages parfois du visage d’un personnage principal charmeur pas clair du tout.
Il est incarné une fois de plus à la perfection par un Derek van den Bogaerde, pardon, Dirk Bogarde qui vient de rencontrer Losey un an avant dans La Bête S’Éveille et file tout droit vers The Servant qui va lui offrir pour le reste de sa carrière le poste d’ambassadeur de l’ambigüité au cinéma.
Mais il n’y a pas que lui dans le film, il y a aussi quatre personnages de femmes joués tous par des actrices excellentes. Même si le personnage de la servante Emmie est trop Bécassine de Grande- Bretagne pour être vraie, les autres sont plus originaux que prévu.
Et finalement, alors qu’on sait très vite que le premier mariage du tombeur de ces dames n’en a plus pour longtemps, on suit cette histoire jusqu’au bout avec beaucoup d’intérêt.
Quand je dis « on », je parle de moi, encore de moi, bien sûr.