Bon, j’ai tenu 13 minutes. Et franchement, c’est déjà 13 minutes de trop. Probablement les 13 minutes les plus longues de ma vie, où j’ai eu le temps de remettre en question mon existence, mon écran, et même ma connexion Wi-Fi.
Je sais même pas par où commencer pour décrire cette catastrophe interstellaire. C’est pas un film, c’est une expérience paranormale, un croisement entre un cauchemar numérique et un délire d’IA mal calibrée. Des chats à apparence humaine, déjà, c’était une idée de merde. Mais là, ils ont réussi à franchir toutes les frontières du malaise. On dirait des créatures sorties d’un rêve fiévreux de David Lynch, mais sans la poésie, juste l’angoisse.
Et puis… il n’y a pas de scénario. Aucun.
C’est littéralement une succession de personnages présentés un par un, comme si on regardait un défilé de cosplay raté sur un parking de supermarché, et de dominos qui ont dû mal à vivre . Ils chantent, dansent, miaulent, disparaissent. C’est vide. Pas de tension, pas d’émotion, pas de cohérence. On est coincé dans un tourbillon de poils numériques et d’effets spéciaux faits visiblement sous LSD.
Les dialogues sont à moitié inaudibles, parfois même mal doublés, ce qui donne des décalages labiaux dignes d’un vieux DVD pirate. Les chansons ? J’ai connu des jingles de pub plus inspirés.
Quant aux décors, on dirait que tout a été tourné dans un studio IKEA géant avec trois néons et une moquette rose fluo.
Les effets spéciaux, parlons-en : c’est une horreur numérique sans nom. Les visages humains greffés sur des corps de chats flippants, c’est l’équivalent visuel d’un bug dans la matrice. On est à mi-chemin entre un film d’horreur et une pub pour croquettes qui aurait mal tourné.
Chaque plan est un malaise.
Chaque chanson est une torture.
Chaque danse est une crise d’épilepsie esthétique.
Et pourtant, le film dure 1h49. Un supplice d’une lenteur divine, où le temps s’arrête, les lois de la physique s’effondrent, et ton cerveau commence à se dissoudre doucement dans un mélange de désespoir et de fou rire nerveux.
Je voulais peut-être lui donner une chance, me dire que “tout n’est pas à jeter”… mais non. Il n’y a rien à sauver. Même les acteurs semblent regretter d’être là, perdus sous des kilos d’effets CGI et de honte.
C’est un naufrage artistique complet, un ballet de la gêne, un festival du ridicule.
S’il fallait résumer :
> Cats (2019), c’est le moment exact où Hollywood a prouvé qu’il pouvait transformer une comédie musicale culte en une œuvre d’horreur expérimentale involontaire.
Je mets un 1/10 — pour le courage d’avoir osé faire ça.
Mais franchement, même les chats de la vraie vie devraient porter plainte...