Pulp Fiction, ce film sacré, intouchable, noté 10/10 par tradition, comme si critiquer Tarantino était puni par la loi du cinéma.

Eh bien allons-y quand même.

Commençons par l’essentiel : l’action. On m’a vendu un film culte, explosif, nerveux.

Résultat ? J’ai surtout vu des personnages parler, parler, reparler… et parfois tirer une balle pour se réveiller entre deux monologues.

L’action existe, certes, mais elle est aussi rare qu’un personnage qui ne balance pas une grossièreté toutes les dix secondes.

À croire que le scénario a été écrit avec un dictionnaire d’insultes posé à côté du clavier.

Et parlons justement du scénario. Ou plutôt des scénarios.

Car Pulp Fiction, c’est un peu comme un Tetris joué par quelqu’un de très fatigué à 3h du matin : des morceaux qui tombent, s’assemblent vaguement, mais sans jamais donner l’impression d’un vrai ensemble fluide. Oui, c’est volontaire. Oui, c’est “artistique”. Mais volontaire ne veut pas dire passionnant.

Alors oui, il y a des idées. Certaines scènes fonctionnent. La fameuse blague de la brioche (on sait laquelle) m’a arraché un vrai rire, je le reconnais. Mais entre deux éclairs de génie, le film manque cruellement d’énergie, de rythme, et surtout de clarté. On passe plus de temps à se demander “pourquoi cette scène existe ?” que “qu’est-ce qui va se passer ensuite ?”.

Côté humour, on touche un point sensible. Je ne suis pas un cinéphile coincé, ni allergique à l’humour noir. Mais ici, on flirte souvent avec un humour violent, raciste, et franchement gênant, qui provoque plus de malaise que de rires. À force de vouloir choquer, le film oublie parfois de divertir.

Même les acteurs, pourtant talentueux, sont sous-exploités. Les cascades, les combats, les morts – pourtant emblématiques de leur époque – manquent de sens et d’impact. Tout est là, mais rien ne frappe vraiment. Comme si le film avait une carrosserie de voiture culte… mais un moteur qui cale.

Pulp Fiction est un film plein d’idées, mais aussi plein de longueurs, de provocations gratuites et d’un montage qui donne plus le tournis qu’il n’impressionne. Un film important, sans doute. Un film génial ? Pas pour moi.

Chef-d’œuvre ?… quoi ? Génial ?… quoi ? Intemporel ?… quoi ? Moi j’ai surtout vu un film qui parle beaucoup pour ne rien dire.

Je trouve le temps de dire que je ne déteste pas le film, que je l'apprécie moyennement.

Pour les idées, pour la brioche… mais pas pour le reste.

Sauf le casting, très important sur le papier, mais qui reste pour moi un immense écran de fumée : beaucoup de grands noms pour masquer le vide et le manque de réelle créativité.

Le seul truc qui me reste en tête, c’est que ce film ressemble surtout à une création qui gueule, qui insulte et qui frappe dès que l’ennui commence à se faire sentir, comme si le bruit et la violence servaient de pansement à l’absence d’idées.

Cinepignouf2
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le 16 déc. 2025

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