Première apparition de Keaton dans un long-métrage. Et ce n'est pas du tout une comédie, plutôt une sorte de mélodrame, dans lequel son personnage de Bertie (rebaptisé Malec dans la version française pour coller au nom sous lequel il était connu dans ses courts) subit les pires avanies, est
humilié, tout en gardant un visage impassible. C'est Douglas Fairbanks, qui joua la pièce au théâtre, qui eut l'idée de recruter Keaton. Un rôle très éloigné de ses burlesques aventures habituelles, qui prouva non seulement qu'il pouvait tenir un emploi dramatique, et y être émouvant, mais qui lui permit également d'avoir l'expérience d'un film d'une heure quinze. Le film, en lui-même, est assez réussi, en dépit de scènes boursières relativement confuses.