Pas mal jusqu'ici Kurahara, mais rien vu encore de transcendant. I hate but love relève sérieusement le niveau. Le réalisateur est fidèle à son style fiévreux, à son rythme convulsif, à son montage cut. Mais cette fois, le scénario a du coffre et développe des thèmes plutôt en avance sur son temps : la starisation des présentateurs télé, la toute puissance et l'indécence du marketing publicitaire et, plus globalement, la pipolisation à outrance. Le tout serti dans un road movie ingénieux qui nous balade de Tokyo à Kyushu. Quand Kurahara s'attaque à ce qui est, au fond, une comédie romantique, ça dépote grave. Jouissif !