Les habitants des USA se servant d'un portable,et ça fait du monde, sont soudain transformés en zombies.Un petit groupe de personnes tente de survivre en échappant aux hordes de contaminés.Ca rappelle bien sûr la trilogie des morts-vivants de George Romero,sauf que là les personnages ne se retranchent pas dans un lieu clos,maison,supermarché ou abri anti-atomique,mais se déplacent à travers le pays,comme dans "Diary of the dead" du même Romero,ou le diptyque "28 jours plus tard-28 semaines plus tard".Le film de Tod Williams,tiré d'un roman de Stephen King qui signe aussi le scénario,impose puissamment son ambiance de fin du monde et se révèle passionnant de bout en bout,introduisant sans cesse de nouveaux rebondissements et de nouveaux développements à l'histoire,multipliant au passage les scènes chocs et les personnages bizarres.De plus,c'est diablement intelligent et apparait une saine réflexion sur le devenir de l'être humain.Car ici les morts-vivants ne résultent pas d'une infection par un virus mystérieux,mais tout simplement d'une volonté hégémonique de domination des puissances d'argent.Les dérives technologiques sont pointées mais,au-delà de ça,se dessine une humanité en profonde mutation,allant vers une uniformisation et une soumission impulsées,sous couvert de démocratie,par un capitalisme triomphant et insatiable.Ces êtres décérébrés marchant du même pas et juste destinés à faire tourner la machine,c'est le monde de demain et un peu,déjà,celui d'aujourd'hui.John Cusack,également co-producteur,tout comme le réalisateur français de films d'horreur Xavier Gens,se dépense sans compter dans le rôle principal.Etrangement,il ressemble de plus en plus à Nicolas Cage.A ses côtés se trouve Isabelle Fuhrman,la formidable révélation d'"Esther",où elle était terrifiante,et ce vieux grigou de Stacy Keach.Samuel Jackson,par contre,ne semble guère motivé et traverse le film tel....un zombie.La fin à double détente,avec deux scènes qui se contredisent,vient gâcher la fête et clôt l'histoire sur une note décevante.