Le nom de Stephen King, ça attire toujours l'œil, même si l'on sait très bien que toutes ses adaptations ne sont pas des réussites (euphémisme). « Cell Phone » en fait très clairement partie, malgré une idée de départ plutôt intéressante (les humains sont transformés en zombies au contact de leur téléphone portable). Problème : Tod Williams ne montre pas une once de personnalité derrière la caméra, et le scénario montre rapidement qu'il n'a que faire de ces bonnes intentions, tant celui-ci s'avère confondant de banalité.
Loin de renouveler le genre ou de s'interroger sur l'homme et l'omniprésence des nouvelles technologies, on reste au contraire dans le film d' « horreur » lambda, sans idées ni talent, se contentant de reprendre les stéréotypes du genre : un petit groupe de survivants, une personne à retrouver, un peu de violence et des zombies toujours aussi impersonnelles : c'était bien la peine d'avoir le label Stephen King pour arriver à un tel résultat, et ce malgré la présence en renfort de deux vedettes pour attirer le chaland. Bref, et sans même parler d'un budget limité ou encore d'un dénouement aux confins du grotesque, « Cell Phone » justifie totalement son statut de DTV sorti dans l'indifférence la plus totale : en espérant que « La Tour Sombre » et « Ça » sauront être infiniment plus à la hauteur du « Maître ».