Le marronnier de Wilder reste évidemment une très grande comédie même si j'en mets 10 devant de l'auteur de "La garçonnière" (qui sera l'un des 4 ou 5 réalisateurs les plus mentionnés dans ce classement #600favoritefilms). Un concept de travestissement jusqu'à la quasi confusion des genres assez osé pour l'époque, poussé dans ses derniers retranchements de jeu du chat et de la souris avec la morale de son temps (cf. la scène finale et sa fameuse réplique "Nobody's perfect", aha) qui tacle au passage les clichés des films de gangsters, deux acteurs absolument géniaux (surtout l'immense Jack Lemmon of course), l’irrésistible Marilyn dans un rôle taillé pour elle et bien sûr ce soupçon de mélancolie que le cinéaste d'origine autrichienne développera essentiellement dans ses meilleurs films des années 60, cette vérité des sentiments derrière l'humour barré, la satire et la supercherie.