Un film étonnant et un thriller d’une grande rigueur. Etonnant par son réalisme très poussé, quasi documentaire ; rigoureux par sa mise en scène, efficace et sans fioriture. Le film ne repose sur aucune star à proprement parler et à part Edward Fox et le très distingué Michel Lonsdale, nous avons là un véritable petit congrès de seconds rôles et autres troisièmes couteaux français de l’époque.
Le Chacal -malgré sa longueur hélas excessive pour le genre- maintient néanmoins l’intérêt grâce au jeu du chat et de la souris auquel se livrent les services de renseignement et l’assassin à la solde de l’OAS. Un duel mano à mano en somme entre la puissance d’un Etat et la sagacité d’un caméléon insaisissable, un redoutable et sournois chacal en l’occurrence !…
La toute fin apparaît quelque peu expédiée et tranche hélas trop avec le reste du film, très méthodique et réaliste mais ne faisons pas la fine bouche cependant : ce « Chacal » a dans l’ensemble bien vieilli et en impose encore aujourd’hui, malgré son côté un peu aride.