Anges déchus du mauvais goût
Charlie et ses Drôles de Dames version McG condense tout ce que les années 2000 ont produit de plus criard, creux et hystérisé. Le film s’agite frénétiquement derrière son esthétique clip MTV, mais ne parvient jamais à masquer la vacuité de son écriture. Les trois héroïnes, pourtant incarnées par des actrices talentueuses, ne sont réduites qu’à des poses, des ralentis racoleurs et des cascades numériques improbables qui frôlent souvent le ridicule.
Le montage ultra-découpé empêche la moindre scène de respirer, la mise en scène confond énergie et agitation, et l’humour, forcé jusqu’à l’épuisement, se transforme rapidement en épreuve.
Sous son vernis "fun" et son empowerment de façade, Charlie et ses Drôles de Dames est un produit factice, bruyant et désespérément vide, qui accumule les excès sans jamais trouver une identité autre que celle d’un pur objet marketing.