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Critique de Charlot Vagabond par cathVK44
De l'infinie tendresse aux chutes burlesques Charlot fait vibrer son cœur sensible. Pour l’amour d'une belle captive, sanglote le violon.
le 21 août 2025
Sixième film de Chaplin chez Essanay, deux bobines, ce Vagabond confirme la volonté de Chaplin d’élaborer davantage l’intrigue de ses films.
Un vagabond vagabonde en campagne quand soudain, une bande de brutes surgit et agresse une jeune femme. Armé de toute sa bravoure, notre Charlot parvient à les mettre en fuite puis se fait embaucher dans la ferme du père de la jeune femme. Le truc, c’est qu’il est pas doué avec la fourche. Le deuxième truc, c’est que les loubards n’ont pas dit leur dernier mot.
Les trois premières minutes reflètent parfaitement l’image qu’on se fait de Charlot. Seul, karma tout pourri mais chanceux malgré tout, naïf jusqu’à un certain point, éternellement sans le sou. Si l’ensemble tient encore beaucoup du slapstick fatigant, on retiendra une plus grande richesse dans les décors et les situations. Ainsi, l’action tire bien parti de l’espace en profitant tant de l’horizontalité d’un décor naturel extérieur que de la verticalité de l’accès à un grenier ou un étage. A ce titre, le hors-champ est très bien utilisé de même que les transitions entre les différents plans. S’ils sont peu nombreux, les mouvements de caméra donnent du dynamisme à la mise en scène. C’est tout ça qu’on aimera voir, plus que cette histoire assez téléphonée pour qui est habitué aux films de Chaplin de ces années-là. Enfin si on pousse un peu, on peut tout de même voir cette histoire comme les prémices d’un genre qui fera florès plus tard, le home invasion. Et on remarquera aussi une conclusion qui donne la tonalité à venir des relations entre Charlot (le personnage hein) et les femmes avec cette question : Est-ce lui qui est un éternel loser ou est-ce la femme qui, attirée par ce qui brille, ne parvient jamais à percevoir le diamant sous les guenilles et la moustache ?
En bref, ce n’est pas un grand Chaplin mais il reste intéressant dans la construction de l’art de l’auteur et pour ce qu’il apporte au cinéma.
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Créée
le 20 sept. 2025
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