Quelle connerie, la guerre !
Après un début qui me faisait regretter d'avoir dépensé pour ma place de cinéma, je suis tout de même bien contente de l'avoir vu sur grand écran, ce film...
C'est, évidemment, plein de bons sentiments. C'est, à l'évidence, destiné à un jeune public. C'est, bien sûr, édifiant comme tout : fidélité, courage, gnagnagna...
Mais les scènes de guerre sont prenantes, les chevaux mériteraient des oscars, la photo est sublime. Il n'y a pas vraiment de méchants : les uns font leur boulot, les autres sont pris dans l'engrenage... Certains sont plus gentils que d'autres, mais, encore une fois, pas de méchants caricaturaux (mis à part, peut-être, le propriétaire terrien du début et, encore ! il n'a pas totalement tort le bougre : après tout, c'est vrai que le papa boit et qu'il va se planter...). J'aime assez la scène où l'officier allemand engueule les cavaliers anglais pour avoir sacrifié leurs chevaux parce qu'ils n'avaient pas compris que cette guerre-là était différente : ils chargent, sabre au clair, contre des mitrailleuses ! Et, justement, le film montre assez finement l'évolution de la guerre et de son armement. Voir par exemple cette scène magistrale où une énorme autochenille (ou char d'assaut, je ne sais pas trop, je ne suis pas très calée en armement, moi !) prend au piège le cheval dans un grand trou : on ne voit même pas trace d'humain : c'est la machine meurtrière contre la nature. Et c'est le départ de cette scène magnifique, hallucinante et magistralement filmée de la course de l'animal dans le No man's land... Rien que pour cette scène, ça vaut le coup de le voir sur grand écran...
Bon, la fin est quand même un peu tire-larmes... avec les violons, le coucher de soleil et tout et tout...