J'ai toujours adoré lay ponays. (Pardonnez l'orthographe délibérément foireuse). "L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", "L'Étalon noir", "Hidalgo", et j'en passe ! Les histoires de supers ponays fringants et vaillants qui prouvent leur courage dans un contexte upper manichéen et bourré de bons sentiments, et bla bla bla... On en a assez ingurgité, merci. Comme je n'ai plus 13 ans (Si, si.), autant vous dire que ce film ne m'emballait guère au premier abord.
Et puis un membre de ma famille au sens de l'argumentation convaincant ("Je te paye ta place.") me traina dans les salles obscures.
*suspens*
Fort peu emballée de base, il en fallait donc beaucoup pour me convaincre, et ce n'est pas les 45 premières minutes qui y contribuèrent... Lent, chiant, cliché... Bref. Le gentil garçon plein de courage et de bonne volonté qui veut sauver le gentil petit ponay vaillant et veut prouver sa valeur... CLICHÉ. (J'ai cependant bien aimé l'oie de combat qui pince les mollets des gens en hurlant des "coins" de guerre...).
Parti comme c'était, je visualisais déjà les gentils/braves/courageux/pures/etc anglais VS les méchants/vilains/pas beaux/cruels/etc allemands. Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris avec un plaisir bienvenu que, NON, ces clichés là, on n'allait pas en manger ce soir ! *pompelup*
Nous avons donc des "gentils" ET des "méchants" dans les deux "camps", et ça mes petits ponays en sucre, c'est plutôt rare et sympathique ! Ô, joie !
Bref, l'intérêt majeur du film, pour moi, c'est ça. Un aspect de la guerre comme on ne le voit pas assez souvent au cinéma; le petit ponay servant la plupart du temps à montrer la part humaine, ou à l'opposé, inhumaine des personnages rencontrés côté British comme Germain.
J'ai même eu la petite larme à certains passages. Bon, je dois aussi l'avouer, je suis un peu fleur bleue, quand on m'en donne l'opportunité...
Loin d'être le film de l'année, "Cheval de Guerre" m'a quand même plutôt enchantée, même si, ça reste surblindé de bons sentiments à vous donner des ulcères émotionnels, comme promis, finalement ?