Le Black Christmas (1974) du pauvre, tant il ne se passe rien dans ce Christmas Evil (pas très très "Evil", donc). Le petit Harry (non pas Potter) surprend son père qui fait une gâterie à sa mère le soir de Noël, déguisé du célèbre costume rouge et blanc, et tout bascule dans la tête d'Harry : il grandit en devenant un névrosé de Noël, observant à la jumelle les petits enfants (c'est peut-être le plus "dérangeant" dans ce film, alors que les scènes en question n'ont même pas l'air de calculer leur aspect malsain, c'est assez lunaire à regarder) pour vérifier qui sont les "enfants sages" et les "enfants pas sages", ce qui n'a absolument aucune incidence sur la suite (désolé pour le faux-espoir). Car Harry fait quand même des cadeaux à tous les gamins, et file des coups de canifs à tous les adultes (sages, ou pas sages ? Alors ?), jamais montrés en face caméra sauf
un père de famille qui se fait lacérer la glotte sur le lit conjugal (seule scène d'effroi du film), avec les deux marmots qui sourient de "voir le Papa Noël"... On a repensé au très récent Terrifier 3, pour le coup autrement plus vicelard et dérangeant.
On ne comprend pas plus le lien entre "trauma de surprendre Papa et Maman" et "je vais devenir un Père Noël détraqué", le film n'y revenant plus jamais par la suite (car il sait que le lien n'est pas évident à justifier, alors autant balayer ça sous le tapis). Bref, parmi les nombreux films de méchants Père Noël, ce Christmas Evil est un des plus fainéants, un de ceux où l'on ne voit quasiment rien et où le final fantastique cucul (le "Père Noël" s'échappe...en s'envolant dans une camionnette floquée en traineau de Père Noël... Mais oui bien sûr) finit de nous faire perdre patience. C'est mou, pas très ambitieux, et c'est loin de valoir le Black Christmas qu'il idolâtre ouvertement.