Nouveau film du réalisateur-scénariste australien David Michôd (Animal Kingdom, The Rover, Le Roi), l'histoire de Christy Martin, une boxeuse déterminée ayant un combat à mener, sur le ring comme en-dehors.
Quelque part dans l'esprit d'un «Moi, Tonya», Michôd nous déroule le récit de cette pionnière de la boxe féminine et nous propose un biopic plutôt convenu (en terme de mise en scène comme de narration) et un peu trop étiré dans sa narration.
Narration à l'intérieur de laquelle 2 types de films cohabitent (le film sportif et le drame conjugal), mais de manière un peu fragile dans leur manière de se répondre et de se construire.
Un film où les looks de certains ont d'ailleurs assez peu changé sur plusieurs décennies.
Reste que le film marche plutôt bien, notamment à travers ses séquences de boxe et de violences domestiques assez réalistes et marquantes.
Et en particulier grâce à son duo de tête, Ben Foster et surtout Sydney Sweeney (sans doute son meilleur rôle au cinéma à ce jour), assez méconnaissables et totalement investis dans leurs rôles respectifs.
L'histoire d'une femme en lutte, invincible sur le ring mais plus vulnérable dans la vie, et qui va devoir trouver la force en elle pour reprendre le dessus sur son adversaire le plus intime et impitoyable.
Un film dépeignant en partie le processus d'emprise et de jalousie possessive pouvant mener au pire, mais qui manque un peu de profondeur et d'une incarnation suffisamment forte pour rester durablement dans les annales du genre.
Un biopic avec du potentiel (provenant principalement de l'énergie dégagée par son actrice principale), mais ayant du mal à se défaire d'un certain classicisme inhérent au genre.
Bref, une petite victoire un peu titubante à défaut d'être un K.O. cinématographique. 6,5/10.