Avec Christy, on a presque l’impression de regarder un documentaire tant le film cherche à coller au plus près de la réalité. Le récit est porté par une Sydney Sweeney totalement métamorphosée, qui impressionne par l’engagement qu’elle met dans ce rôle.
Elle incarne la boxeuse avec beaucoup de crédibilité : dans sa transformation physique, dans son regard, dans sa manière d’être sur le ring. On sent un vrai travail de composition, et elle réussit à rendre son personnage très humain.
Mais Christy n’est pas seulement un film de boxe. Le cœur du film reste la violence conjugale. À travers son parcours difficile, la boxeuse va peu à peu devenir une porte-parole de cette cause. La boxe sert presque de décor à un récit plus intime et plus dur.
La mise en scène est sobre, parfois très proche du documentaire, ce qui renforce le réalisme de l’histoire et la sensation d’être au plus près de ce que cette boxeuse a réellement vécu. Ce n’est pas un film spectaculaire, mais plutôt un film humain et engagé.
Personnellement, j’ai été touché par cette approche très réaliste. Ce n’est pas le genre de film de boxe classique à la Rocky, mais un portrait brut et sincère.
Un film engagé et bien interprété, porté par une Sydney Sweeney impressionnante.