7
le 13 août 2024
SuivreLa fierté d'un cuisinier
Il ne s'agit pas du meilleur de Pagnol mais les ingrédients sont présents.Cela ressemble à une pièce de théâtre, si bien qu'une pièce en sera tirée.On lorgne du coté de la farce ici avec des...
Mécontent d'une première version tournée quelques mois plus tôt, Pagnol s'auto-remake avec cette version avec Arnaudy qui faisait, d'après une citation de lui sur la jaquette hurler de rire l'équipe technique, les monteurs et tout les participants...
Plus que le remake, pour moi, c'est le premake qui m'intéresse ici ayant vu enfant une version avec Michel Galabru, probablement téléfilmée qui m'avait beaucoup marqué comme m'ayant appris un nouveau mot : grivèlerie.
La grivèlerie, c'est le délit qui fait que vous allez vous engloutir un merveilleux repas au restaurant sans en avoir les moyens...
Ici, le propos du film est merveilleux de drôlerie jubilatoire. Un vieux cuisinier installé sur un site touristique refuse de servir ses clients par amour du métier et gentille misanthropie jusqu'à ce que son ancienne blanchisseuse se propose d'ouvrir une auberge dans le voisinage afin de contenter ses clients désappointés...
Après les pieds paquets de l'introduction et les petits oiseaux à la broche bardés de lard, nous suivons avec délectations la préparation de la bouillabaisse à la rascasse et du pintadeau aux herbes de Provence avec sa petite salade du cru...
Pendant ce temps-là, la guerre des restaurateurs fait rage au village et l'enjeu sur la première journée de chiffre d'affaire fera frémir les plus courageux d'entre vous...
Alors, c'est un film de 1935 à la bande-son imparfaite, surtout que ça parle le sudiste comme pas vous et pas moi, mais ça fleure bon la boustifaille comme rarement...
Malheureusement, Arnaudy joue Cigalon, la verve hystérique, l'oeil torve, le bave aux lèvres alors qu'il aurait fallu la faconde d'un Guitry ou mieux, l'imposante présence bougonne d'un Raimu...
Sans gâcher complètement le film, le misérable empêche néanmoins de digérer parfaitement un gueuleton qui se présentait pourtant sous les meilleurs hospices...
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Top 15 Films de Restaurant, Top 15 Films de Volailles Rôties, Top 15 Films de Recette de Cuisine, Top 15 Films de Conserves et Top 15 Films où un quidam cherche un peu incongrûment à se faire fourrer au violon par une maréchaussée pas toujours coopérative
Créée
le 14 juin 2013
Critique lue 2.1K fois
7
le 13 août 2024
SuivreIl ne s'agit pas du meilleur de Pagnol mais les ingrédients sont présents.Cela ressemble à une pièce de théâtre, si bien qu'une pièce en sera tirée.On lorgne du coté de la farce ici avec des...
6
le 1 juin 2024
SuivreUn cuisinier refuse de servir ses clients qu'il juge indigne de sa cuisine. Mais, un jour, un restaurant concurrent vient s'installer dans le même village. Commence alors une forte rivalité. Cette...
4
le 1 avr. 2021
SuivreLa même année que Merlusse, Pagnol sort un autre petit film : Cigalon. Sans grande prétention, le film narre l'histoire d'un cuisinier renfrogné qui refuse de servir ses clients alors qu'il est...
5
le 17 nov. 2012
SuivreA 22 ans, notre héros, qui a feuilleté deux lignes de Thoreau et trois pages de Jack London, abandonne sans un mot sa famille après son diplôme et va vivre deux années d'errance avant de crever comme...
4
le 22 janv. 2013
SuivreAussi improbable que cela puisse apparaître à mes lecteurs les plus obtus, j’aime bien Tarantino, je trouve qu’il arrive très bien à mettre en scène ses histoires, qu’il épice agréablement ces...
10
le 6 janv. 2011
SuivreTout a déjà été dit sur ce film, un des plus grands jamais réalisé. Tout le monde a vanté, un jour son casting impeccable : un Brando ressuscité, un Pacino naissant, bien loin de ses tics...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème