Clair de femme est une fable onirique réalisé par Costa-Gavras adapté du roman éponyme de Romain Gary (publié en février 1977) qui met en scéne les errances d'un homme (formidable Yves Montand) aux abois (sa femme va le quitter définitivement) dans les rues de Paris, ou il va rencontrer Lydia (jouée par Romy Schneider... toujours aussi sublime) une femme qui n'arrive pas a faire le deuil de sa petite fille décédé dans un accident qui a mis son mari (formidable François Perrot) dans un cas d'aphasie (l'absence totale d'opinion et à l'absence de parole vraie).... Galba (joué par l'excellent Romolo Valli) un dresseur cardiaque de chien qui a peur de partir avant son petit compagnon... lequel a pour assistant Sven Svensson (joué par Dieter Schidor) un étudiant de philosophie... Un barman Italien (joué par Roberto Benigni... encore très supportable) de Cabaret (ou se produisent ces derniers) qui a pour client un Japonais qui parle Belge... Une belle mère Russe (celle de Lydia... joué par l'excellente Lila Kedrova) fausse bonne vivante nostalgique du Tsar Nicolas II... et un commissaire de police très soupçonneux (joué par Daniel Mesguich)... Pour son septième long métrage, Costa-Gavras change de registre, en signant cette chronique surréaliste qui se déroule l'espace d'une nuit servi par des personnages pittoresques (ou je rajoute Heinz Bennent qui joue l'ami de l'homme en perdition... Michel Robin qui joue un médecin... Catherine Allégret qui joue une prostituée... Hans Verner qui joue un ambassadeur Allemand... et Jacques Dynam qui joue un chauffeur de taxi pas aimable)... Une œuvre unique dans la carriere du cinéaste qui parle d’âmes perdues devant la vie, l'amour et la mort (Un seul être vous manque...).